les ailes de l'albatros

vide poche et vide cerveau à la fois carnet de bord et cahier de brouillon y'a un peu de tout par ici et même plus ...

19 octobre 2009

à ma place ...

N'importe qui serait heureuse ...
N'importe qui ...
Pas moi ...

j'arrive pas à savoir pourquoi ça me fait plus flipper qu'autre chose tout ça ... j'ai beau tourner et retourner ça dans mon crâne j'arrive à rien.

Y'a une part de peur de l'inconnu, parceque ça fait quand même un bail que je vis seule ...
y'a une part de peur de la responsabilité que ça me donne

et puis c'est trop ... trop d'amour d'un coup, trop de tout qui me tombe sur le coin du museau ...

je sais pas comment gérer ça moi, un mec dingue de moi !!!

et en plus de ça ... y'a une p'tite voix dans ma tête qui me souffle "trop beau pour être vrai" ...
ça contrebalance celle qui me dit "profite ma grande ... profite" ... à moins que ça soit la même ...

MAIS surtout ça remue de trucs auxquels j'avais même pas pensé depuis des années ... et sans lesquels après tout je vivais pas mal du tout ...

Par exemple je ne ressens pas la moindre pulsion heureuse/positive à la pensée que quelqu'un soit dingue de moi ... en vrai j'veux dire, pas dans mes p*tains de rêves, étrange, pour moi aussi, alors que, comme tout un chacun, je m'imaginais connement que ça pourrait faire mon bonheur ...

Bonheur ...

défini bonheur ?!

heu .... absence de douleur ?

... et je ressens cet excès d'amour comme une douleur ...

ouaip .... CQFD

merde

...

le pire ... c'est que  j'suis bien avec lui ...

Posté par melo dye à 01:29 - errances - Commentaires [8] - Permalien [#]
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Commentaires

  • Deux trois petites pensées personnelles qui me sont venues à l'esprit en lisant ton billet.
    D'abord j'ai toujours trouvé que l'amour ça faisait mal, vraiment, et que c'était même beaucoup à ça qu'on le reconnaît. C'est plus grand que nous, ça nous déborde, c'est fantastique.

    Ensuite, les histoires de "heureuse"/"malheureuse"/"pas heureuse"... je suis pas trop bonne pour identifier ça, puisque, à cause de ce que j'ai dit juste avant je peux être très heureuse tellement que ça fait mal.
    Alors je fais plutôt la distinction "vivante"/"pas vivante".

    C'est un peu prétentieux de ma part, mais moi je pense que c'est pas l'amour ou le bonheur qui te font peur, c'est le côté "vivante à 120%" = "vulnérable à 120%". Plus aucun pilote automatique n'est permis.

    Fonce !

    Posté par Mitternacht, 19 octobre 2009 à 08:36
  • Être amoureux peu rendre malheureux, refuser de l'être, c'est la certitude, tôt ou tard de ne pas être heureux!

    Posté par Gilsoub, 19 octobre 2009 à 11:00
  • ouaouh

    croire en soi (si si, toi même,albatros que tu es, tu y as droit toi aussi... t'es cap')
    et pas fermer les yeux, pas se bercer, juste goûter, sentir, toucher, regarder, écouter...

    quand c'est trop beau, au fond, c'est que c'est juste bien

    Il faut ouvrir toutes les portes, les fenêtres, fendre les armures, tomber les barricades et se dire que quoi qu'il en advienne, on n'aura pas de regret...
    mieux vaux risquer de souffrir pour quelque chose qui existe que continuer de souffrir d'un manque ou d'un vide.

    Posté par christine, 19 octobre 2009 à 11:40
  • vous là ... je vous adore ....

    OUI ... vous avez parfaitement raison, et je le sais en plus ... le problème c'est que tout ça c'est des mots ... des mots réconfortants, des mots pleins d'espoirs, des mots lumineux, des mots qui font plaisir à lire ... mais des mots ...

    au-delà il y a quoi ?

    la peur de ne pas pouvoir soulever assez de carapace, de me détruire si je le fais ...

    quand je cherche mon coeur j'ai l'impression de tomber dans un puit sans fond ... y-a-t-il encore quelquechose par là ??

    et ... par-dessus tout j'aimerais éviter de lui faire mal ... il a pas mérité ça ...

    Posté par Mel'O'Dye, 19 octobre 2009 à 16:01
  • carapace

    bon, d'accord, elle est résistante et bien protectrice, la carapace. Mais ce n'est pas elle qui te tient debout... c'est ton squelette !
    plus secret plus difficile à découvrir, mais plus essentiel...

    Posté par christine, 19 octobre 2009 à 19:33
  • Bon, alors le bonheur ce n'est pas ne pas souffrir. Ca c'est juste bien. Le bonheur c'est pouvoir se dire que le bien va durer un moment de plus. Et là, t'as tous les symptomes. Par contre, voir devant, c'est oser, c'est risquer un peu. Mais c'est un jeu où on peut récolter beaucoup... Courage pour etre heureuse, si t'as besoin d'etre poussée, on est là

    Posté par Fennelin, 20 octobre 2009 à 15:52
  • Chris > ça doit être génétique l'optimisme en fait hein !!! mais tu as raison il est temps de persuader ma fichue carapace qu'elle n'est pas un exosquelette ... malgré les apparences

    Fennelin > franchement j'adore ta définition ... adoptée !!! (et puis si jamais tu as besoin d'une poussée amicale ... ou d'un coup de pied au cul tout aussi amical ... tu sais où me trouver !!)

    Posté par Mel'O'Dye, 20 octobre 2009 à 17:06
  • Aimer, c'est ouvrir la brèche, laisser apparaître la faille, fendre la carapace. Et courir le risque de souffrir. Alors, certains fuient. Mais entre le vide et l'émotion, où est le bonheur? Même souffrir n'est-il pas mieux que survivre?
    Un homme fou de toi? C'est un cadeau pour pimenter ta vie, pour pianoter sur des émotions que peut-être tu avais oubliées.

    Posté par Ink, 21 octobre 2009 à 07:40

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