les ailes de l'albatros

vide poche et vide cerveau à la fois carnet de bord et cahier de brouillon y'a un peu de tout par ici et même plus ...

28 décembre 2009

peau aime en prose

je compte les grains de sable imprécis éparpillés le long de ce chemin illusoire
je ne sais ni où il mène ni si je dois m'y risquer ; qu'ai-je à perdre après tout
je n'ai pas peur de lui ni de ce qu'il implique ; j'ai peur de moi et de mes chimères
je me regarde et je m'interroge, je m'explore sans pitié ni complaisance
quoi qu'on me dise ou promette, je suis seule à pouvoir décider de la voie
est-il vrai ou s'illusionne-t-il ?
nous sommes tellement semblables que je peux me poser la question
mais à cette question seul le temps peut répondre
je suis au bord de ce chemin et je compte le sable sur la pierre
au bord de ce chemin qui plonge dans la nuit des rêves
au bord de ce chemin qui a des allures de destin
au bord de ce chemin qui n'est peut-être qu'un mirage
pour le savoir il faudra l'emprunter
pourrai-je ensuite le quitter ?
si le sable se fait mouvant et sans matière
pourrai-je ensuite me retrouver ?
pour le savoir il faudra s'y risquer
je veux juste garder les yeux ouverts ...

Posté par melo dye à 11:59 - errances - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

Commentaires

  • Joli billet qui dit la peur tout en douceur. Prendre le risque, c'est peut-être souffrir, mais...c'est avant tout vivre.

    Posté par Ink, 30 décembre 2009 à 09:45
  • Le syndrome du Poème de CE2 (bonne résolution pour 2010 : l'écrire enfin le billet à ce sujet) ne touche que les garçons, c'est ainsi confirmé.

    Posté par gilda, 01 janvier 2010 à 11:51

Poster un commentaire