01 octobre 2009
du rire ...
même au coeur des éclats de rires les plus lumineux il y a une fêlure, une zone sombre, toute petite, impalpable parfois, invisible même aux yeux du rieur insoucieux ...
Jusqu'à ce que le rire se termine, laissant derrière lui comme un écho de fausse note, un arrière-goût de fer comme une trainée de sang ...
Etourdi(e) tu te penches au-dessus de cet abîme le sourire encore aux lèvres
Il te faut quelques instants pour accomoder
Les pupilles agrandies tu sondes l'obscurité
D'un coup, effaré(e), tu comprends ce que tes yeux te montrent et ton être se fends
Des profondeurs remonte lentement la lave enfouie des années passées
Cette marée lente et visqueuse qui ronge tout sur son passage, tu la regardes, incrédule
Le monde s'efface
Le sang suinte, puis coule
Les larmes suivent
Tu ne peux plus respirer
Tu ne sais plus si tu es mensonges ou vérités
Perdu(e)
... il va falloir, encore, tout recommencer ...
21 juillet 2008
Il y a 10 ans ...
ça a pas été une bonne année ... décès de mon père en février, de mon frère fin juin, une gamine de 5 ans et son père à gérer, situation pro très proche du néant malgré une formation complémentaire d'assistante marketing censée me faciliter l'accès à un meilleur poste ...
Mais ... une assistante marketing c'est censé véhiculer une image positive de la boite ... alors les coquards à répétition et les traces de semelles de baskets sur le nez ... ça l'fait pas ... alors j'ai passé une bonne partie de cette année-là à essayer de résoudre cette partie-ci du problème ... qui n'a trouvé de solution "définitive" qu'à la fin de l'année 2000 ...
Et maintenant vous savez pourquoi, chaque 19 novembre, entre 17h20 (heure à laquelle j'ai appelé un taxi) et 17h40 (heure à laquelle il est reparti de chez moi en emmenant le Boulet) je porte un toast silencieux à ma liberté retrouvée !!!
Alors oui ... en 10 ans plein de choses ont changé ... et en bien plutôt !!!
C'était un post pas nostalgique du tout en rebond sur celui de Dr Caso ...
26 juin 2005
Sauve qui peut ...
Je fuis ... la Trollette, en vacances, est partie dormir chez sa copine ...
Je me suis cassée direction Cyber, juste pour ne pas avoir à passer la soirée avec lui ...
J'en pouvais déjà plus de le voir débarquer de temps en temps (3 fois en 1 semaine ou tous les 2 mois) soit-disant "pour voir sa fille" ... et accessoirement me taxer des clopes ou du fric, ou les 2, et s'inviter à dîner mais là ... c'est le pompon ...
Je viens de passer mon WE à faire mon possible pour l'éviter ... et, à ma grande surprise, de vieux réflexes se sont remis en route tous seul ... se lever hyper tard même si je suis réveillée, rester la tronche dans mon bol le plus longtemps possible, mettre le plus de temps possible à faire la litière, mettre 3 plombes à faire les courses (dont 2 et demie passées à trainer entre les bouquin, les CD et les DVD ... dur de pas se laisser tenter ;-) ) ... tout ça pour avoir le moins de temps possible à voir sa tronche ...
J'ai même passé une partie de l'après-midi au marché du Kremlin-Bicêtre à acheter des fringues avec la Trollette ... alors que bon, dans l'échelle des trucs qui me gonflent grave ... elle est vach'ment haute celle-là !!! (je suis héroïque ... je sais ;-p )
ça faisait longtemps que j'avais pas eu à faire ça (pas depuis qu'il est parti en fait) ... et ça me fait tout drôle de voir que même la peur est revenue ... j'arrive à me raisonner ... mais le fait est là ... cette foutue trouille est encore là ... et, c'est peut-être bizarre, mais ça me rassure de la savoir là ...
23 juin 2005
trop-bonnitude-blues ...
9h30 ce matin ... coup de fil ... n° masqué ... voix du père de ma fille qui m'annonce que sa grand-mère l'a fichu à la porte, me donne moults détails d'un air désespéré ...
dans ma tête y'a un mélange de verre brisé qui s'effrite et de colère qui enfle ... j'essaye de ne pas me laisser déborder ... je reste froide ...
il me répète ad nauséam les péripéties de la matinée ...
je me concentre sur le blog que je suis en train de lire ... je respire profondément ...
Non je peux pas te loger
il raccroche ... désespéré ...
9h50 ce matin ... coup de fil ... n° masqué ... voix du père de ma fille qui me dit qu'il n'a pas d'autre solution, qui répète encore, comme pour s'en persuader, les péripéties de la matinée ...
ça ne finira donc jamais ...
je lui dis que depuis le temps, il aurait déjà pû penser à aller habiter ailleurs, que c'est pas en attendant que les choses avancent toutes seules du côté de la mairie que ça va changer quelque chose, que ça me fait ch**r au delà de toute expression, qu'il me met au pied du mur et que j'ai horreur de ça, ...
il dit ça nous permettra de parler, tu sais j'ai beaucoup changé
je dis c'est bien ... mais c'est ta vie pas la mienne ... (et je sais très bien ce qu'il a dans la tête à cet instant précis ... et je m'en fiche)
Il dit qu'il n'a pas d'autre solution, il répète encore et encore, comme pour s'en persuader, les péripéties de la matinée ...
ça ne finira donc jamais ... la nausée n'est pas loin ....
Il promet que ça sera pas pour longtemps, juste le temps de se retourner ...
je lui rappelle qu'il m'a déjà fait le coup y'a 2 ans ... et que ça avait duré 3 mois ... et qu'il est hors de question que ça recommence ...
il dit "à peine une semaine"
la mort dans l'âme je lui dit à ce soir, que s'il trouve autre chose dans le courant de la journée je me vexerai pas ...
j'ai envie de gerber /pleurer/m'enfuir ... ça finira donc jamais ...
13 septembre 2004
Maudit blues .....
29/06/1991 - 19/11/2000 ... ça fait exactement 9 ans - 4 mois et 21 jours pendant lesquels je n'ai rien appris, presque rien lu, rien découvert ... que le mensonge, les larmes, la peur, la douleur ... était-ce vraiment nécessaire ? Avais-je vraiment besoin de ça pour être moi ? Pour être tout à fait honnête, peut-être qu'il fallait que je le fasse, que j'essaye .... au moins une fois ... pour me rendre compte que c'était pas pour moi, même si je le savais déjà ... et même si j'ai besoin qu'on m'aime ... comme tout le monde ... En même temps, peut-être qu'il fallait que je passe par là pour briser la coquille de silence que j'avais tissé autour de moi, mais d'un autre côté ... peut-être qu'il ne fallait pas la briser ... pas de cette façon en tout cas ... Parce que maintenant, j'ai un temps fou à rattrapper, je sais pas par où commencer, et en plus je manque de temps ... pffff ....
