les ailes de l'albatros

vide poche et vide cerveau à la fois carnet de bord et cahier de brouillon y'a un peu de tout par ici et même plus ...

01 octobre 2009

du rire ...

même au coeur des éclats de rires les plus lumineux il y a une fêlure, une zone sombre, toute petite, impalpable parfois,  invisible même aux yeux du rieur insoucieux ...

Jusqu'à ce que le rire se termine, laissant derrière lui comme un écho de fausse note, un arrière-goût de fer comme une trainée de sang ...

Etourdi(e) tu te penches au-dessus de cet abîme le sourire encore aux lèvres

Il te faut quelques instants pour accomoder

Les pupilles agrandies tu sondes l'obscurité

D'un coup, effaré(e), tu comprends ce que tes yeux te montrent et ton être se fends

Des profondeurs remonte lentement la lave enfouie des années passées
Cette marée lente et visqueuse qui ronge tout sur son passage, tu la regardes, incrédule
Le monde s'efface
Le sang suinte, puis coule
Les larmes suivent
Tu ne peux plus respirer
Tu ne sais plus si tu es mensonges ou vérités
Perdu(e)

... il va falloir, encore, tout recommencer ...

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27 août 2008

Diogène ...

Je suis debout au milieu du carrefour et il m'importe peu qu'il fasse jour ou nuit, soleil ou brouillard : je suis aveugle.
Temporairement.
Il faut que je découvre ce chemin dont j'ai besoin, que je sente chaque étape avant de l'affronter, que je "voie" de l'intérieur ce but à atteindre et le fil qui y mène.
Alors je retrouverai la vue, et peu importe que j'ouvre les yeux ou que je les ferme, je verrai la route aussi clairement qu'un rayon de lune transperce la nuit.

En attendant ... je suis aveugle ... et je n'ai pas de chien ...

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19 août 2008

Flotter ...

Il y a longtemps (ou peut-être pas si longtemps que ça) j'aurais aligné des chapelets de mots, égrenant pas à pas les infinies variations de mes états d'âme ... d'un extrème à l'autre, du noir de l'orage au parme de la transe mystique ...

mais ... est-ce le temps qui passe, est-ce le temps qui manque ... les mots filent à présent hors d'atteinte en nuées désordonnées de papillons épileptiques, alors que je roule de sommets en précipices ...

Je maintiens le cap ... c'est peut-être ça qui a changé ... j'ai pris de la vitesse et rien ne peut plus influer ma route ... surtout pas mes turbulences internes ...

Est-ce celà qu'on appelle grandir ???

Brrrr

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12 août 2008

in petto saying ...

Y'a des jours comme ça ou j'me dis que je poserais bien ma tête sur une épaule ...

Juste ...

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22 mars 2008

Prenez un cercle, caressez le ...

... il deviendra vicieux !!! (B. Vian)

J'ai un peu l'impression d'être dans un cercle infernal en ce moment ... tout me tombe sur le coin du museau et je ne peux ni l'éviter, ni limiter les dégats, ni rien contrôler ... et je déteste ça !!!

Parallèlement, je me dis que je devrais pouvoir trouver une solution ... ça DEVRAIT être dans mes moyens non ?!

Et je me retrouve avec la pitoyable impression de m'être fait avoir et de m'engluer dans le quotidien, avec le monde entier qui me le reproche, en plus !!!

J'aurais voulu pouvoir garder le recul nécessaire pour instiller à ce billet le minimum vital d'humour et d'auto sarcasme ... mais je n'ai même plus la distance nécessaire pour maintenir ce masque là en place ...

Bientôt vous pourrez peut-être voir mon sang battre à travers mes mots ...

L'écorchée n'est pas loin ...

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19 septembre 2007

Pour ceux qui se demandent pourquoi je reste muette en ce moment ....

orages ....

Lors que les nuages s'amoncellent à l'horizon
L'air pèse dans ma poitrine comme du plomb
Le coeur serré mais sans regret j'anticipe la foudre
J'affermis mon âme dans ces relents de poudre

Il va falloir reprendre la route ...

... Peut-être ...

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15 décembre 2005

frustrée ...

Ce matin, en attendant que la salle de bain se libère, je voulais me choisir un disque ou 2 pour la journée ... comme d'habitude en pareil cas, je laissai mon regard parcourir mes piles de CD en me demandant à chaque nom si j'avais envie de les écouter...

AC/DC ... noon
Aéro ... nan et puis de toutes façon le seul que je voudrais écouter il passe pas sur le PC ...
Coverdale ... hmmm non mais je m'écouterais bien "Whitesnake 1987" ... ou "Slip of the Tongue" ...

donc je vais voir vers la fin de l'alphabet ... White Lion ... c't'aprèèès ... les WHO ?! m'enfin ?!?!?!?!
... et puis là, je me rappelle ...
je me rappelle le soir où la pile de CD fut balayée d'un revers de main rageur, les boitiers fracassés, les CD volontairement détruits, rayés, explosés ... j'en avais sauvé quelques uns ... mais pas tous ... pas ceux-là ...

PUTAIN JE LE HAIS CE MEC ...

et je me dis que ma vie ressemble à ce massacre-là ... rayée au plus profond ... fracturée à tous les sens du terme ... je cicatrise très mal décidément ...

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31 août 2005

et un flashback dans le nez !!!

J'ai l'air un peu nouille comme ça à renifler devant mon écran ... mais spa ma faute à moi c'est la faute à lui là ... c'est lui qu'a mis plein de liens sur Frederik Mey, et c'est à cause de lui que je suis tombée sur les paroles de GASPAR ... déjà que quand on les avait traduites en cours d'allemand je reniflais pas mal ...

allez tiens, y'a pas de raison que je sois la seule à renifler ... na !

On disait qu'il venait d'Angers
Qu'il ne savait pas dire un mot
Sur la place du marché
Il fut entouré de badauds
Les uns chuchotaient : "Il n'est pas normal"
Et d'autres criaient : "c'est un animal !
Alors ! qu'est-ce que vous attendez
Pour chasser cet idiot, pour chasser cet idiot"

Ses cheveux lui tombaient en mèches
Il se tenait recroquevillé
C'est le diable qui l'empêche
De marcher la tête levée
Le curé lui tendit un pot de lait
Qu'il lappa bruyamment et d'un seul trait
Faudrait qu'on l'abreuve à la crèche
C'est Satan incarné, c'est Satan incarné !

Mon père qui en ce temps là
Etait maître d'école au village
Alla vers lui tendant son bras
Malgré les mots de l'entourage
Mon père lui parla doucement
L'étranger murmura en bégayant
Un nom qui sonnait par endroits
Comme le nom de Gaspard, comme le nom de Gaspard

Mon père le prit avec lui
Et Gaspard hésita un peu
Ma mère lava ses habits
Elle lui coupa les cheveux
Mon père alors lui apprit à parler
A lire à écrire et à calculer
Et mon père disait de lui :
Quel garçon prodigieux, quel garçon prodigieux !

Près de l'école il y avait
Un champ de quelques cinq hectares
Que la commune nous baillait
J'y travaillais avec Gaspard
Comme nos récoltes furent bonnes
Après les rudes journées en automne
Les paysans nous maudissaient
Quand on rentrait le soir, quand on rentrait le soir

Plus tard après Noël passé
Nos sorties devinrent plus rares
Et puis vint ce jour de janvier
Etouffé d'un épais brouillard
Gaspard ne rentra pas pour le repas
Muet je guettais le bruit de son pas
Mon père gronda excédé :
Mais que fait donc Gaspard, mais que fait donc Gaspard ?

On l'a trouvé au petit matin
Dans la neige rouge de sang
Couché dans le petit chemin
Qui va de la maison aux champs
Ses yeux ne reflétaient pas la peur
Mais seulement une infinie stupeur
Ou comme l'immense chagrin
D'être haï autant, d'être haï autant

Un commissaire de passage
Enquêta fort hâtivement
L'abbé fit le discours d'usage
Qui nous consola bougrement
Le champ, depuis, est resté en jachère
Les gens, leurs chiens ne me font plus la guerre
Quand je vais jusqu'au village
Par le chemin des champs, par le chemin des champs.

Posté par melo dye à 17:10 - errances - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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23 juin 2005

trop-bonnitude-blues ...

9h30 ce matin ... coup de fil ... n° masqué ... voix du père de ma fille qui m'annonce que sa grand-mère l'a fichu à la porte, me donne moults détails d'un air désespéré ...
dans ma tête y'a un mélange de verre brisé qui s'effrite et de colère qui enfle ... j'essaye de ne pas me laisser déborder ... je reste froide ...

il me répète ad nauséam les péripéties de la matinée ...
je me concentre sur le blog que je suis en train de lire ... je respire profondément ...
Non je peux pas te loger
il raccroche ... désespéré ...

9h50 ce matin ... coup de fil ... n° masqué ... voix du père de ma fille qui me dit qu'il n'a pas d'autre solution, qui répète encore, comme pour s'en persuader, les péripéties de la matinée ...
ça ne finira donc jamais ...

je lui dis que depuis le temps, il aurait déjà pû penser à aller habiter ailleurs, que c'est pas en attendant que les choses avancent toutes seules du côté de la mairie que ça va changer quelque chose, que ça me fait ch**r au delà de toute expression, qu'il me met au pied du mur et que j'ai horreur de ça, ...

il dit ça nous permettra de parler, tu sais j'ai beaucoup changé
je dis c'est bien ... mais c'est ta vie pas la mienne ... (et je sais très bien ce qu'il a dans la tête à cet instant précis ... et je m'en fiche)

Il dit qu'il n'a pas d'autre solution, il répète encore et encore, comme pour s'en persuader, les péripéties de la matinée ...
ça ne finira donc jamais ... la nausée n'est pas loin ....

Il promet que ça sera pas pour longtemps, juste le temps de se retourner ...
je lui rappelle qu'il m'a déjà fait le coup y'a 2 ans ... et que ça avait duré 3 mois ... et qu'il est hors de question que ça recommence ...
il dit "à peine une semaine"

la mort dans l'âme je lui dit à ce soir, que s'il trouve autre chose dans le courant de la journée je me vexerai pas ...

j'ai envie de gerber /pleurer/m'enfuir ... ça finira donc jamais ...

Posté par melo dye à 12:48 - cata - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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