les ailes de l'albatros

vide poche et vide cerveau à la fois carnet de bord et cahier de brouillon y'a un peu de tout par ici et même plus ...

28 juin 2005

mise au point ...

J'avais commencé un comm' en réponse à ceux de ma dernière note ... mais  Canalblog a merdoyé et a tout effacé ... donc je repars sur de nouvelles bases, de toutes façons, le sujet mérite un petit développement, je ne voudrais pas que l'on me comprenne de travers.

Quand je dis que je suis asociale, c'est que je n'ai pas encore trouvé d'autre mot pour définir cette tendance profonde à la solitude que je combats tout en lui laissant libre court ...
Quand je vois des gens qui protestent et qui veulent pas me croire, ça me touche et ça me fait plaisir, parceque ça veut dire que mes efforts ne sont pas vains.

Mais il n'empêche que, quand j'entends dire autour de moi des trucs du style :
- c'est plus dur de vivre seul
- je ne conçois pas de vivre autrement qu'à 2 (ou "en famille")
- je ne peux pas vivre sans mon entourage
- sans eux je ne suis rien
etc ...

Hé bien j'adhère pas ... je ne porte pas de jugement, mais je sais que je ne suis pas dans ce cas là, je sais que j'apprécie la compagnie de certaines personnes, choisies et assez peu nombreuses ... maiiiis mon élément naturel n'est pas populeux, je sais que pour beaucoup de gens la solitude est le pire des épouvantails, pour moi c'est mon refuge, le seul solide, le seul qui me laisse mener ma barque comme je l'entends, sans me demander de comptes ni de justifications.
Peut-être est-ce totalement égoïste, ... peut-être.
Moi je sais que c'est la seule façon que j'ai de tenir debout. Seule, parceque les autres (en tant que foule inconnue) sont une souffrance.
Je peux entretenir des relations individuelles (et pour ça, les rencontres "bloggesques" sont une vraie trouvaille parceque le fait de connaitre déjà un peu les gens atténue la peur et donne d'emblée une certaine familiarité aux gens que l'on y rencontre), mais j'ai un mal fou à faire face à une foule inconnue.
Alors je fais le clown ... c'est un moyen de me faire accepter sans vraiment m'engager, sans trop me dévoiler, sans "briser le mur" et me mettre en danger.

Peut-être (sûrement même) y a-t-il là dedans beaucoup de cette timidité ancienne qui me jettait sous une table au moindre coup de sonnette ...
Peut-être devrais-je remplacer "asociale" par "handicapée sociale" ... je suis pas sûre que ça soit plus parlant ... ni plus exact !!!

Posté par melo dye à 10:37 - errances - Commentaires [9] - Permalien [#]
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Commentaires

  • Pour la solitude... je n'aurais pas dit mieux. la peur du coup de sonnette... pareil.

    Pour l' handicapée sociale... Tout le monde l'est un peu, pense-je. Ceux qui ne voient pas leur handicap social manquent juste de lucidité.

    Celà dit, sans toi je n'aurais jamais parlé à un tas de personnes que je ne connaissais pas au Paris Carnet. Pour le coup, on ne peut pas vraiment dire que tu étais asociale.

    Posté par Sok, 28 juin 2005 à 11:31
  • Sok > avec les années on apprend à tenir sa peur en laisse ... et à reconnaitre et à aider ceux qui ont encore du mal à la museler ...

    Posté par Mel'O'Dye, 28 juin 2005 à 11:51
  • Je suis assez semblable. Mais je me vois plus comme un "autiste", dans mon monde. Et je fais comme toi, je me soigne alors, je blague, je parle pour mieux pousser les gens à ne pas creuser

    Posté par Fennelin, 28 juin 2005 à 12:00
  • fennelin > ;-D

    Posté par Mel'O'Dye, 28 juin 2005 à 12:07
  • Moi, même si je vis à deux (et même trois de temps en temps) je me sens assez proche de ce que tu décris. Cette tendance profonde à la solitude (dans mon cas, le blog aurait plutôt tendance à l'accentuer !). J'aurais bien employé le mot "autiste" moi aussi, mais si ce mot est parlant (et j'entends bien ce que veut dire Fennelin) pour moi il désigne quand même avant tout un état de fait qui n'est pas le mien... Alors, je dirais : jamais autant à l'aise que quand elle est seule pour bâtir ses relations à l'autre, et jamais autant malhabile avec les autres quand il s'agit de parler d'elle )

    Posté par Anitta, 28 juin 2005 à 13:39
  • Anitta > "jamais autant à l'aise que quand elle est seule pour bâtir ses relations à l'autre, et jamais autant malhabile avec les autres quand il s'agit de parler d'elle " ... pan dans le mille !!! bien vu ma belle )

    Posté par Mel'O'Dye, 28 juin 2005 à 13:50
  • je vis à 5 et je goûte chaque instant de solitude que j'arrive à dénicher.
    Souvent j'envie ceux qui vivent seuls, parfois je me rappelle que je n'étais pas plus heureux quand j'étais dans ce cas là.

    Je suis un grand timide aussi, j'imagine que les gens qui ne le sont pas du tout ne perdent pas de temps à bloguer...

    Posté par tirui, 28 juin 2005 à 14:17
  • Tout pareil que toi ! L'enfer pour moi serait de ne jamais pouvoir être seule, tranquille, peinarde chez moi avec mon chat ...
    Les autres, j'aime bien mais à petite dose et surtout triés sur le volet ... Enfin, je veux dire que des blogueurs
    Très honnêtement, je pense être plus asociale que toi encore. Heureusement que les blogueurs (et quelques autres personnes aussi) sont là pour me traîner hors de ma tanière de temps en temps )

    Posté par La Miss, 28 juin 2005 à 15:11
  • Tirui > je compatis ... la vie à 5 je sais ce que ça peut donner ... heureusement que j'avais ma chambre pour moi toute seule ... j'aurais pété les plombs je crois sinon !!!

    La Miss > rhaaaa t'en as du bol de pouvoir être "seule, tranquille, peinarde chez moi avec mon chat" ... chez moi c'est tellement rare ... surtout en ce moment ... pffff ...

    mention spéciale pour "j'imagine que les gens qui ne le sont pas du tout [timide] ne perdent pas de temps à bloguer..." j'adore !!!
    tout en mettant en cause la notion de "perte de temps" ... j'suis pas sûre que ça en soit une !!!

    Posté par Mel'O'Dye, 28 juin 2005 à 15:20

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